~ Saison 2017-2018 ~

Requiem (Maurice Duruflé)

 
 
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Le Requiem, opus 9, de Maurice Duruflé est une commande du régime de Vichy datant de l'an 1941. Le compositeur ne l'acheva pourtant qu'en 1947, donc après la fin de la guerre et du régime. Il offrit alors l'œuvre à l'éditeur de musique Auguste Durand.

L'œuvre est pour chœur mixte avec des solistes mezzo-soprano et baryton. Il existe en trois orchestrations : la première, chronologiquement, étant écrite pour grand orchestre, la seconde pour orgue, suivant de peu la précédente, et la troisième, finalisée en 1961 pour un orchestre d'effectif plus réduit. La partition est dédiée à la mémoire de son père.

Lorsqu'il reçut la commande, Duruflé travaillait sur une suite pour orgue utilisant des thèmes du chant grégorien. Duruflé inclut des pièces de cette œuvre dans le Requiem, qui reprend de nombreux thèmes de la messe grégorienne pour les morts. Presque tout le matériau thématique de l'œuvre provient du chant grégorien.

La première de la version pour grand orchestre a été faite à Parissalle Gaveau, le 

 avec l'Orchestre National de France sous la direction de Roger Désormière, avec comme solistes, Hélène Bouvier et Camille Maurane.

L'œuvre comporte neuf mouvements sans inclure toutefois le texte du Dies iræ, pourtant une partie des plus connues de la messe de requiem. À la place, Duruflé a choisi les textes plus calmes et plus méditatifs du requiem. Sa durée d'exécution est d'environ trois quarts d'heure.

La voix de mezzo-soprano chante le cinquième mouvement, Pie Jesu. La voix de baryton chante le troisième mouvement Domine Jesu Christe, et le huitième Libera me. Duruflé déclara qu'il préférait lui-même que les parties solistes soient chantées par un pupitre entier du chœur et l'œuvre est souvent exécutée ainsi.

(source : wikipedia)

                        " J'applaudis sans réserve aux œuvres de Duruflé(1)(2) »  (Francis Poulenc)."

                                     Maurice Duruflé écrivait :

«Mon requiem terminé en 1947 est entièrement composé sur les thèmes grégoriens de la messe des morts. Tantôt le texte a été respecté intégralement, la partie orchestrale n'intervenant que pour soutenir ou le commenter ; tantôt je m'en suis simplement inspiré, ou complètement éloigné - par exemple dans certains développements suggérés par le texte latin, notamment dans le Domine Jesu Christe, le Sanctus et le Libera. D'une façon générale, j'ai surtout cherché à me pénétrer du style particulier des thèmes grégoriens : ainsi me suis-je efforcé de concilier, dans la mesure du possible, la rythmique grégorienne - telle qu'elle a été fixée par les Bénédictins de Solesme - avec les exigences de la mesure moderne. Quant à la forme musicale de chacune de ces pièces, elle s'inspire généralement de la forme même proposée par la liturgie.

L'orgue n'a qu'un rôle épisodique : il intervient, non pour soutenir les chœurs, mais seulement pour souligner certains accents ou pour faire oublier momentanément les sonorités trop humaines de l'orchestre. Il représente l'idée de l'apaisement, de la foi et de l'espérance».

 

Texte latin et français.pdf (75 kB)

    *  L'oeuvre comporte 9 mouvements dont le texte est en latin :

I. INTROïT                               4. SANCTUS                  7. LUX AETERNA

  2. KYRIE                                  5. PIE JESU                   8. LIBERA ME

  3. DOMINE JESU CHRISTE         6. AGNUS DEI               9. IN PARADISUM

 

 

 fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Durufl%C3%A9

 
www.leducation-musicale.com/index.php/paroles-d-auteur/42-maurice-durufle-un-grand-organiste-compositeur
 
         
 

                             

Un REQUIEM est un genre musical religieux et vocal, souvent interprété par un choeur, et joué juste avant des enterrements ou lors de cérémonies du souvenir.

Le terme "Requiem" est le premier mot du rituel de la messe des morts en latin :

«Requiem æternam donna eis dominum» (Seigneur, donne-leur le repos éternel).

Au point de vue du nombre de morceaux chantés, la messe de requiem diffère de la messe ordinaire en ce que certains passages joyeux sont supprimés, comme les "Gloria", "Credo" et "Alleluia".                                 

 
                  
                               Maurice Duruflé à l’orgue de Louviers, vers 1940